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C'est
dans la manière de réinventer les formes de
la réalité, une manière distanciée,
hiératique, pleine de trouvailles plastiques originales,
que Gaston Bertrand témoigne d'un talent digne des
plus grands artistes du XXme siècle.
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Altamira
IV, 1970
Aquarelle, 22 x 27 cm
Fondation Gaston Bertrand |
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Projet
pour panneau décoratif pour l'IRPA
1919 - Huile sur panneau, 46 x 46 cm |
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Qu'il
s'agisse des portraits de commande, des sites annotés
lors de nombreux voyages à Paris (au Quartier latin,
dans le métro), en Italie (Rome, Bologne, Sienne, la
chapelle des Médicis à Florence), en Espagne
(villages d'Andalousie), dans le Midi de la France (l'abbaye
de Montmajour, Venanson, Moustiers) ou au bord de la Manche
(Onival, Ault, Ostende), chaque fois Bertrand pratique ce
qu'on pourrait appeler une "abstraction référente"
en décantant les apparences de la réalité
pour aboutir à une sorte d'épure mentale.
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Les notations
prises à l'occasion des portraits donnent à
l'artiste l'occasion de réaliser des effigies emblématiques
comme
La religieuse ou les différrentes versions de l'Homme
au jabot.
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L'homme
au jabot, 1970
Pointe sèche, 17,2 x 15 cm
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