|
|
|
 |
| |
Le
Bateau Saint-Anne, 1926
Huile sur toile, 75 x 90 cm |
|
Au
lendemain de la premi�re guerre, le jeune artiste commence
par s'essayer � un fauvisme de type braban�on puis � une figuration
simplifi�e mais monumentale qui tient � la fois de Derain
et de Rousseau, pour trouver au d�but des ann�es 20, dans
le sillage de l'expressionnisme flamand, son premier grand
style (Le bateau Sainte-Anne, Couple au port, Les promeneurs,
Les joueurs de cartes, Bateaux dans le port).
|
|
|
 |
| |
Les
Promeneurs, 1928
Huile sur toile, 100,5 x 81 cm
Kunstmuseum, Bâle |
|
Sch�mas
vigoureux, palette aust�re, fantaisie po�tique pour des couples
� l'attitude r�veuse et des vues portuaires puissamment �quarries,
tels sont les caract�res d'une �uvre qui commence alors �
s'imposer.
|
|
| Particuli�rement
ouvert aux importantes innovations esth�tiques de
Paris, il devient ensuite l'un des rares exp�rimentateurs
belges du cubisme, se lan�ant dans d'audacieuses
exp�riences formelles encourag�es par les trouvailles
de quelques-uns de ses a�n�s comme Picasso, Klee
ou L�ger (Les trois baigneuses, Les clowns, D�jeuner
du matin, La chaise, Le peintre et son mod�le).
|
|
|
 |
| |
Les
Trois Baigneuses, 1939
Huile sur toile, 120 x 140 cm
|
|
 |
| |
Le
Peintre et son modèle, 1943
Gouache sur papier, 46 x 62 cm
|
|
|
|
|
 |
| |
Oiseau
absent, 27.11.1951
Huile sur toile collée sur carton, 122 x 170 cm |
|
Une
adh�sion si fervente � la modernit� de son temps, toujours soumise
cependant � la r�flexion, le conduit, la cinquantaine venue,
� ressourcer ses moyens d'expression en un bouleversant primitivisme
de l'image qui le place sur un pied d'�galit� avec un Jean Dubuffet
avant m�me l'�closion du mouvement Cobra. |
|
|
|
 |
| |
La
Grue, 9.9.1948
Huile et sable sur toile, 130 x 85 cm |
|
A la recherche
de l'�l�mentaire et du myst�re, ce primitivisme agressivement
d�formateur �pouse les sortil�ges de la mati�re (incorporation
d'�l�ments h�t�rog�nes � la peinture) pour conf�rer aux d�ambulations
de silhouettes (Suzanne et les vieillards, Homme et l�zarde,
La foule), aux oiseaux (Oiseau dor�, Oiseau absent)
et aux objets (Piano, La grue, Machine � coudre, Le violon,
Underwood), une magie envo�tante.
|
|
|
Il
s'agit d'un art autre qu'� Paris Dubuffet et Michel Tapi�
reconnaissent des leurs. Ayant trouv� dans les sortil�ges de
la mati�re brute les pures origines de l'esprit, le temps vint
pour le peintre de d�canter celui-ci par les vertus du signe
: le cr�ateur parvenait � fusionner la force des univers physique
et spirituel � travers les illuminations exorcisantes d'�uvres
inspir�es par la pens�e zen. |
|
 |
| |
Eclair,
20.3.1960
Huile et sable sur toile, 180 x 90 cm
|
|
S'�mancipant
des allusions figuratives pour p�n�trer le flux spirituel du
cosmos, des signes nourris des pens�es extr�me-orientales deviennent
l'�me du tableau : miroir magique o� se refl�te un vide ouvert
� toutes les pl�nitudes, exp�rience mystique � la recherche
de l'illumination int�rieure (Opale, labyrinthe violet, Demeure
non demeure, Possibilit�, Sur la terre comme au ciel, Eclair,
Int�gration, �piphanie). |
|
|
Tel
est le d�roulement d'une f�conde d�marche plastique qui n'h�sita
gu�re � adopter successivement divers langages formels et qui
semble avoir �t� aussi et d'abord une longue qu�te m�taphysique.
Sans jamais avoir omis de soumettre sa pens�e aux exigences
des codes plastiques qu'il s'inventa, Ren� Guiette a subordonn�
l'acte pictural � la recherche d'une connaissance de lui-m�me
et
du monde. |
|
 |
| |
Epiphanie,
9.9.1970
Huile sur toile, 180 x 90 cm |
|
|
|
|
|
|