|
|
|
|
|
|
|
 |
|
Le
pain noir, 1944
Huile sur toile 88x130
coll. privée |
|
C'est
au cours de la seconde guerre mondiale que le jeune artiste
affirme sa personnalit� de peintre. Les toiles de cette �poque,
solides et synth�tiques � la mani�re de J.Brusselmans, �voquent
indirectement les privations de la guerre et ses s�quelles apr�s
1945 (Le pain noir, Moulin � caf�, La lampe � p�trole, diverses
natures mortes mais aussi des paysages). |
|
|
 |
|
Le
faiseur de reussite, 1948
Huile sur toile 100x 65
coll.privée |
|
D�s la fin des ann�es 40, des toiles comme Le faiseur de r�ussite,
Les musiciens, Le pianiste, ainsi que diverses variations sur
le th�me du nu, montrent clairement le besoin de plus en plus
pressant chez le peintre de s'extraire des contingences naturalistes
afin de transcender, � la fois par la sensibilit� et le mental,
ce que son regard s�lectif continue d'explorer dans la r�alit�
quotidienne. |
|
|
|
|
|
|
 |
|
La
fuite en Egypte, 1953
Huile sur toile 162x 114
coll.privée |
|
La mati�re sch�matique et expressive rappelle Permeke tant par
l'aspect constructif de la forme que par les harmonies de couleurs
sourdes. Ces caract�res s'observent �galement dans la s�rie
des grands lavis � l'encre de Chine qu'il
r�alise � l'�poque en larges traits dramatiques, en gestes vigoureux
et paroxystiques. Paul Fierens �crit en 1954.- "La synth�se
de Mortier est instinctive � l'origine �autant que celle de
Permeke- et lyrique, parfois tragique, en son accomplissement
qui fixe le feu de l'�clair.
Le peintre affirme une personnalit� de plus en plus marqu�e
dans l'expression de la forme et de la couleur qui, aussi abstraites
peuvent-elles para�tre, r�sultent toujours d'une synth�se fulgurante
de la r�alit� de caract�re expressionniste: comme le d�clare
l'artiste, il n'abandonne l'�uvre que "lorsqu'elle s'est vraiment
identifi�e � ma conception, qu'elle est devenue en quelque sorte
une r�alit� strictement individuelle, une somme de valeurs qui
ne se justifient qu'en elle-m�me, sans recours � une interpr�tation
litt�raire quelconque".
|
|
|
Au d�but des ann�es 70, apparaissent les premi�res t�tes myst�rieuses
et massives, augurant des silhouettes carr�es et monumentales
telles que Verte femme, Le Commandeur, L'homme dans la porte,
Volume d'ombre, Couple V, La famille.
La densit� plastique des id�ogrammes conf�re � ses oeuvres le
climat dramatique propre � l'expressionnisme abstrait.
|
 |
|
COUPLE
V, 1972
Huile sur toile 162x 195
coll.privée |
|
|
| |
 |
|
LA
FAMILLE, 1972
Huile sur toile 162x 205
coll.privée |
|
Le primitivisme du signe et l'exub�rance du geste rendent compte
chez l'artiste, de mani�re m�taphorique, tant des forces cosmiques
que des tensions psychiques qui, chez lui, ne font que se rejoindre.
Sa vie durant, Antoine Mortier demeura fid�le � cette vision
monumentale et tot�mique des r�alit�s �l�mentaires.
|
|
|
| |
 |
|
|