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La beaut�, la
vraie beaut�, ne r�side-t-elle pas dans ce qui
est ordinaire et quotidien ? - Anton
Tchekhov
Cent ans apr�s sa mort, Tchekhov continue � nous
aimanter par sa modernit�, sa d�rision, son sens
de la libert�. Avocat des petites causes, il
observe le mouvement de la vie sans action, sans
sujets, sans th�ses. Chez lui, pas
de grands d�bats philosophiques entre erreur et
v�rit�, mais cette musique de la vie faite de
sons, de silence, d'�coute.
La scl�rose des habitudes, l'usure du temps
minent les espoirs, les illusions, l'id�al. Mais
� ces obs�dantes variations sur le th�me de la
mort v�cue, Tchekhov oppose celle de la vie et de
la nature, de leur obstination � s'�panouir,
envers et contre tout, � se perp�tuer.
Dans un vaste domaine, en Russie, se rencontrent
huit personnages comme autant d'�lots de
solitude. Parmi eux : le vieux professeur
Serebriakov, venu se retirer � la campagne, dans
la maison de sa premi�re �pouse. Cette arriv�e
perturbe la vie paisible de Sonia, la fille du
professeur, et d'oncle Vania, qui � eux deux
exploitent tant bien que mal le domaine. D'autant
que l'attention des proches, y compris celle de
Vania, se cristallise bient�t sur Elena, la
seconde et tr�s d�sirable �pouse.
Peut-�tre est-il encore temps d'agir,
d'infl�chir le cours de la vie, de laisser une
trace de soi ? Ou bien plus simplement, peut-�tre
y a-t-il encore une place pour le d�sir ?
Consid�r�e comme la pi�ce la plus parfaite de
Tchekhov, � Oncle Vania � met en sc�ne des gens
sans histoire, qui ont sacrifi� leur vie pour le
bonheur d'autrui. Le temps a rong� leur
enthousiasme, les dieux sont tomb�s, ils prennent
conscience de la destruction de leur terre natale...
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