Claridge / Chez Johnny
24 Ch�e de Louvain
1210 Bruxelles.
R�serv.:
02/534.35.58
Site internet :
www.lesvideurs.be |
|
|
Les
Videurs - Remasterized |
|
Mise en sc�ne : Michel Kartchevsky
8 com�diens jouent en alternance :
Bernard Cogniaux ou Thierry de
Coster,
Xavier Percy ou Laurent Renard,
G�rald Wauthia ou Olivier
Bonjour,
Jean-Marc Cuvelier ou Axel Van Exter.
Il
y a 10 ans, LES VIDEURS �taient d�j� d�une indicible laideur,
d�une incommensurable b�tise et d�une accablante m�chancet�.
80.000 spectateurs les avaient pourtant trouv�s irr�sistibles.
Plus de 380 repr�sentations au Th��tre de Poche �
Bruxelles, en tourn�e belge et fran�ais. Depuis lors, il ne se
passait pas une semaine sans qu�on n��voque ce spectacle
mythique ou qu�on ne r�clame une reprise de cette pi�ce qui a
tant fait rire.
Dix ans plus tard, deux com�diens de l��quipe belge d'impro d�origine
(Xavier Percy et Michel Kartchevsky) ont d�cid� de reprendre le
spectacle dans une mouture 2003 � Remasterized �.
Mais,
plut�t que de jouer la pi�ce dans un th��tre, les � nouveaux �
VIDEURS ont fait un pari : amener le spectacle l� o� se
trouvent les vrais videurs et leur public. EN BO�TE !
Le pari est
gagn� !
Depuis le 10 octobre, LES VIDEURS (Remasterized) ont triomph� les jeudis et vendredis � La Doudingue de Braine l�Alleud,
ce jusqu�au 19 d�cembre. Et d�s le 16 janvier 2004, ils d�m�nagent
pour trois mois � Bruxelles, Chez Johnny (Salle Claridge).
|
|
Le spectacle : dr�le, cruel, tendre�
|
La pi�ce a �t� �crite en 1984 par l�Anglais John Godber, � la
mani�re d�un zapping t�l� dans l�univers des bo�tes de nuit.
L�entr�e de la disco est � d�fendue � par des
videurs bal�zes, qui �prouvent du plaisir � se montrer
(lamentablement) sup�rieurs aux autres.
Au son d�une musique effr�n�e, 40 personnages d�filent � un
rythme �tourdissant : jeunes filles se pr�parant �
sortir en bo�te, gar�ons balourds se bourrant la tronche et, bien
s�r, nos quatre VIDEURS aux gueules patibulaires. Gar�ons
et filles s�amusent, se battent, dansent, philosophent. Ces
quarante r�les jou�s par quatre com�diens-videurs en smoking, qui
changent de r�le aussi vite que de lieu, passant du salon de
coiffure au vid�o club, du bar aux WC de la disco.
Vient alors la r�flexion, le second degr�, le rire se fait
grin�ant, et on per�oit alors le caract�re minable de cette
fi�vre du samedi soir, o� des jeunes d�pensent en une nuit leurs
allocations de ch�mage. Ce sont en fait des paum�s vuln�rables et
attachants. Attendrissants, m�me.
La pi�ce a �t� �crite en 1984 par l�Anglais John Godber, � la
mani�re d�un zapping t�l� dans l�univers des bo�tes de nuit.
L�entr�e de la disco est � d�fendue � par des
videurs bal�zes, qui �prouvent du plaisir � se montrer
(lamentablement) sup�rieurs aux autres.
Au son d�une musique effr�n�e, 40 personnages d�filent � un
rythme �tourdissant : jeunes filles se pr�parant �
sortir en bo�te, gar�ons balourds se bourrant la tronche et, bien
s�r, nos quatre VIDEURS aux gueules patibulaires. Gar�ons
et filles s�amusent, se battent, dansent, philosophent. Ces
quarante r�les jou�s par quatre com�diens-videurs en smoking, qui
changent de r�le aussi vite que de lieu, passant du salon de
coiffure au vid�o club, du bar aux WC de la disco.
Vient alors la r�flexion, le second degr�, le rire se fait
grin�ant, et on per�oit alors le caract�re minable de cette
fi�vre du samedi soir, o� des jeunes d�pensent en une nuit leurs
allocations de ch�mage. Ce sont en fait des paum�s vuln�rables et
attachants. Attendrissants, m�me.
|
|
Quelques critiques du spectacle�
|
- La Libre Belgique : � Cruel, dr�le et rabelaisien�
Rire grin�ant et tendresse diffuse pour ces paum�s, saisis par la
fi�vre minable du samedi soir. Quatre com�diens �tourdissants
pour quarante r�les� On rit beaucoup� Tonique �.
- La Derni�re-Heure : � Dix ans apr�s avoir fait les beaux
soirs du Th��tre de Poche, ils sont donc de retour. Mais en bo�te,
cette fois. Dans leur milieu naturel, quoi. A la mise en sc�ne,
c'est toujours Michel Kartchevsky qui tient les r�nes. Et dans la
peau de plus de quarante personnages, huit com�diens (qui vont par
quatre, vous suivez?) qui se relaient. Qu'ils jouent les dindes de
18 ans, excit�es � l'id�e de sortir en discoth�que, ou les
jeunes couillons qui picolent pour se donner du courage, �a sonne
juste, m�me si le trait est parfois un rien appuy�... Alors oui,
on dit de gros mots, on s'insulte, on est un peu vulgaire et on se
dit qu'ils en font trop. Puis on pousse la porte d'une vraie bo�te
de nuit, avec boule � facettes et DJ tout pourri, et on se rend
compte que cette version remasterized n'est que le miroir, m�me pas
d�formant, d'une certaine jeunesse d'aujourd'hui. Bless�s, perdus,
d�sesp�r�ment en qu�te de quelque chose qui pourrait ressembler
� de l'amour, path�tiques, aussi, on rit de ceux-l� pour ne pas
en pleurer. Et les monologues de Lucky Eric (ce soir-l� jou� par
Bernard Cogniaux, formidable) prennent, tout � coup, tout leur
sens... �
- Le Soir : � Ambiance disco sous lumi�res �lectriques
�a swingue et �a rocke� Un spectacle de haute tension verbale,
rythmique et sc�nographie� �.
- Pan : � Ils sont in�narrables, ils dansent, miment,
prennent des airs de Travolta, du King ou de Ventura. Ils nous
provoquent, nous choquent, nous divertissent et nous tiennent en
haleine du d�but � la fin� �.
- L�Echo : � Cette version "remasteris�e"
des Videurs est rehauss�e, si on peut dire, de sc�nes imag�es,
de dialogues plus vrais que nature, de chor�graphies et autres
sketches parfaitement r�gl�s. Elle est jou�e en alternance par
huit com�diens rompus aux improvisations. Et sont d�lirants. Leur
prestation, intens�ment physique, est au th��tre ce que la bi�re
est au festival. Elle coule � flot dans des remugles de fin de nuit
avec une justesse dans le portrait et une inventivit� inou�e. Le
cheveu gras bien peign�, l��il vitreux mais mauvais, la lippe
arrogante, le muscle fr�missant sous les kilos en trop, ces
videurs, qui se font jeter de partout, font la loi aux abords
d�une bo�te sur quelque bord de route du fin fond de nulle part
avec l�ennui et le ch�mage en bout de piste. (...) Les accents,
les mimiques, la mollesse des corps vieillis avant l��ge, la
susceptibilit� � fleur de peau, la fausse camaraderie, la b�tise
de ces paum�s du petit matin d�clenchent une variation pour
pissoti�re et banquette arri�re. De cette sinistrose, les com�diens
font un po�me, un floril�ge galant � la mode Ronny, escamotant un
petit peu de la tendresse pour ces �tres mis au rebut avant
d�avoir servi. �
|
|
|