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Actions Tiers-Monde : 
  
 
Outre la programmation musicale, Esperanzah! regorgera d'animations, de restos et de stands associatifs et humanitaires aux revendications diverses, ajoutant au festival une nouvelle dimension.

 
l'eau : un bien public mondial 
Chacun pourra boire de l'eau sans devoir d�bourser un centime.
Le stand � Eau gratiZ �, install� juste � c�t� du guichet � Info � permettra � chacun de se rafra�chir. Le principe est le suivant : pour en avoir et la boire, il faut s'organiser et fabriquer soi-m�me son gobelet. Un sympathique b�n�vole et des panneaux vous expliqueront la proc�dure � suivre...
L'ambition est bien s�r de conscientiser le public � la probl�matique de l'eau. Dans notre Occident, l'eau est devenue tellement accessible qu'on en oublie son importance. Et pourtant, dans beaucoup de pays, l'eau, c'est toute une histoire...
Au S�n�gal, le paysan plonge son arrosoir 200 fois par jour au fond d'un puit de 25 m�tres. En Bolivie, les autorit�s ont voulu en privatiser la distribution. R�sultat, le mara�cher paie un prix au m3 multiplier par 5. Au Mali, la qu�te de l'eau n�cessite une journ�e de marche. En Inde, au Laos, au Cambodge, on puise l'eau dans les grands fleuves comme le M�kong, le Gange le Ton� Sap. Ces cours d'eau o� se c�toient d�chets naturels, corps d'animaux morts, ordures m�nag�res, etc.
Pour nous, il suffit d'ouvrir un robinet et l'eau potable coule toute seule.
Dans ce contexte, il importe de rappeler � tous que l'eau n'est pas une marchandise mais est �l�ment indispensable de notre quotidien.
De quoi appr�cier l'eau � sa juste valeur qui n'est pas gratuite !

L'or bleu sera un jour aussi pr�cieux que l'or noir et nos ressources en eau (ou en p�trole d'ailleurs) ne sont pas �ternelles. Tant que 20% de la plan�te consommera 80% des ressources mondiales, nous sommes tous en sursis. D'ici 20 ans, � ce rythme l� et peut-�tre moins, avec la Chine qui augmente aussi sa consommation, nous aurons �puis� nos ressources naturelles !  L'eau est donc l'enjeu des ann�es � venir et il convient d'�tre conscient du probl�me et vigilant.
Refuser la privatisation de l'eau et la d�clarer 'bien public mondial' est donc indispensable pour notre avenir � tous !


Abolir la dette ?

Depuis plusieurs d�cennies, les populations du Sud sont �cras�es par le
poids d'une dette dont ils n'ont pas profit� et qui leur interdit tout d�veloppement. 
Dans les ann�es 60 et 70, les banques du Nord, qui disposent d'�normes liquidit�s en dollars, poussent les pays du Tiers-Monde � s'endetter. Ceux-ci, suite aux ind�pendances en Asie et en Afrique d'une part et � l'industrialisation de l'Am�rique latine d'autre part, acceptent ces capitaux faciles. Pour faire face aux remboursements, ils privil�gient les productions pour l'exportation (caf�, cacao, th�, bananes, sucre, coton, bois, p�trole, minerais, etc.) au d�triment des cultures vivri�res destin�es aux populations locales, quitte � �puiser � un rythme acc�l�r� leurs ressources naturelles, voire � causer des d�g�ts quelquefois irr�parables � l'environnement. Tr�s vite, ces biens primaires deviennent surabondants sur le march� mondial, et les cours se sont effondr�s au tournant des ann�es 80.
Parall�lement, fin 1979, alors que ces emprunts ont �t� contract�s en dollars et � des taux d'int�r�t faibles mais variables, la d�cision am�ricaine d'augmenter fortement les taux d'int�r�t oblige du jour au lendemain les pays du Sud � rembourser trois fois plus d'int�r�ts.
La situation devient vite intenable : les sommes � rembourser augmentent et les revenus s'amenuisent. Le pi�ge se referme.
Pour se procurer les sommes gigantesques n�cessaires depuis lors, les pays en d�veloppement se trouvent donc contraints d'emprunter de nouveau : la spirale infernale s'enclenche. D'autant plus qu'une grande partie des sommes emprunt�es a �t� d�tourn�e par des r�gimes autoritaires et corrompus et que les projets financ�s malgr� tout sont largement inadapt�s ou pharaoniques. Ainsi les emprunts ont rarement b�n�fici� aux populations qui pourtant doivent se saigner pour les rembourser.

L'instauration d'une domination subtile
En �change d'un peu d'oxyg�ne financier imm�diat, le Fonds mon�taire international (FMI) prend le contr�le des �conomies des pays du Sud et leur impose des coupes sombres dans les d�penses publiques (�ducation, sant�, logement, infrastructures, etc.), des privatisations massives au profit des grandes entreprises du Nord, une lib�ralisation totale de l'�conomie. Ce sont les fameux plans d'ajustement structurel, que de nombreux pays en d�veloppement sont contraints d'accepter.
Bris�s par l'�tau de la dette, ils sont contraints de sacrifier le secteur social, de livrer leur �conomie aux soci�t�s transnationales et de brader leurs richesses. Chaque ann�e en Afrique, plus de 38 % du budget vont au remboursement de la dette, soit moins qu'aux d�penses de sant� et d'�ducation r�unies. Voil� pourquoi les droits humains fondamentaux ne sont pas garantis sur cette plan�te.

Pourquoi ne pas annuler la dette ?
Le capital de la dette a d�j� �t� rembours�e 8 fois et il doit encore �tre rembours�e 4 fois, et cela ne finira jamais car cela permet aux cr�anciers du Nord de contr�ler le Sud, de l'asservir. 
C'est bien le Sud qui aide le Nord...
Alors que chaque ann�e, le Tiers Monde consacre plus de 370 milliards de dollars au remboursement de sa dette ext�rieure (c'est moins que le total des d�penses militaires des seuls Etats-Unis pour 2004), 80 milliards de dollars par an pendant 10 ans suffiraient � garantir aux populations l'acc�s universel � l'�ducation primaire, aux soins de sant� de base, � l'eau potable et � une alimentation d�cente.
Pourtant l'h�morragie de capitaux continue : pour 1$ d� en 1980, le Tiers-Monde a rembours� 8$ mais il doit encore 4$. 
Le remboursement de la dette s'est donc transform� en un puissant m�canisme de transfert de richesses du Sud vers les d�tenteurs de capitaux du Nord, les riches du Sud pr�levant leur commission au passage. Les populations les plus d�munies s'enfoncent dans une mis�re qui ne pourra �tre �radiqu�e tant que le m�canisme actuel de la dette existera. En somme, la dette est devenue le moyen d'une nouvelle colonisation, emp�chant tout d�veloppement humain durable au Sud. Les politiques appliqu�es par les gouvernements des pays endett�s sont souvent d�cid�es � Washington, � Londres, � Paris ou � Bruxelles, par les cr�anciers.
L'initiative d'all�gement de dette, lanc�e en fanfare par le G7, le FMI et la Banque mondiale, sous la pression de la plus grande p�tition de l'Histoire (24 millions de signatures recueillies � la fin des ann�es 90) a montr� ses limites puisque cela n'a abouti qu'� un r��chelonnement de celle-ci, et des all�gements, mais trop partiels et de toute fa�on insuffisants... Une approche radicalement diff�rente doit �tre envisag�e : l'annulation de cette dette immorale et odieuse (alors que jamais les Africains n'ont obtenu r�paration pour les vingt millions d'humains victimes de l'esclavage. Ou que jamais les peuples du Sud n'ont �t� indemnis�s des d�g�ts de la colonisation qui a fond� l'injuste r�partition des richesses entre le Nord et le Sud.)
Ensemble r�clamons l'annulation totale de la dette ext�rieure publique des pays du Tiers Monde et l'abandon des politiques d'ajustement structurel.

Damien Millet, secr�taire g�n�ral du CADTM France

Pour en savoir plus : 50 Questions / 50 r�ponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, par Damien Millet et Eric Toussaint, �d. CADTM-Bruxelles / Syllepse-Paris, 2003.

  
  
Le � village lib�r� de la dette � :
Le CADTM (Comit� pour l'annulation de la dette du Tiers Monde) sera pr�sent au Festival Esperanzah, avec le CNCD et d'autres asbl et ONG, au sein du � village lib�r� de la dette �, pour sensibiliser les festivaliers � cette question.
Le CNCD-Op�ration 11.11.11. (le Centre national de coop�ration au d�veloppement), est une coordination de 95 ONG et organisations culturelles, sociales ou de jeunesse qui s'investissent dans les probl�matiques de relations Nord-Sud et m�ne depuis d�cembre 2000 une campagne pour l'annulation de la dette du tiers monde en partenariat avec l'ONG la plus en pointe sur la question, le CADTM.
Participation �galement du CREDAL (CREdit ALternatif), une coop�rative de cr�dit social. 
Greenpeace et l'UNICEF feront escale � Esperanzah dans leur campagne de sensibilisation.

  
  
Pour en savoir plus :

SITE OFFICIEL : www.esperanzah.be
  
  
 
  
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