Arthus Gallery
5 d�cembre 2002 au 28 f�vrier 2003
Vernissage : jeudi 5 d�cembre d�s 18h

 


Lieu : 
Arthus Gallery 
(prox. pl. du Ch�telain)
Rue Simonis 33 
1050 Bruxelles

Infos :
T�l. : 02/544 07 25
Fax : 02/539 42 17

E-mail : [email protected]

Website : www.arthusgallery.com

Ouvert :
Du mardi au vendredi 
de 14h � 18h30 et 
le samedi de 11h � 18h30

Acc�s libre

Apr�s son �tonnante � bande dessin�e � en terre cuite, baptis�e "Bruxelles, la Com�die Urbaine" (expos�e dans l'Espace Cluysenaar des Galeries Royales Saint-Hubert en novembre 2001), Paul Day expose pour la deuxi�me fois � Bruxelles, du 5 d�cembre 2002 au 28 f�vrier 2003. 

Cette exposition pr�sente la production artistique (entre 1999 et 2002) de ce sculpteur anglais en dehors des normes contemporaines.

Paul Day, artiste de l'urbanit�, propose sa vision tridimensionnelle de l'homme dans la ville.

L'exposition � l'Arthus Gallery retrace l'�volution du langage personnel de Paul Day. D�s 1999, il se lance dans l'exploration syst�matique du th�me du
paysage urbain en relief. Sa compr�hension de la perspective lui permet d'orienter ou de d�sorienter le regard et d'amener l'image vers le spectateur afin qu'il puisse se sentir acteur. Paul Day d�veloppe l'id�e de d�formation de l'espace afin d'�voquer des sensations telles claustrophobie dans le m�tro ou �tourdissements en haut d'un b�timent. Il cherche � cr�er des sculptures qui quittent le monde de l'objet pour rejoindre celui de l'image-tableaux. Celles-ci repr�sentent de petits mondes en miniature qu'il met en sc�ne et qu'il �claire avec le souci de recr�er le drame - un autre monde qui ressemble au n�tre et dispara�t d�s que la source de lumi�re s'�teint. Paul Day nous pr�sente une synth�se personnelle qui ne laisse jamais indiff�rent.

L'exposition "Paul Day - Sculptures" � l'Arthus Gallery permet de d�couvrir les multiples facettes de cet inclassable artiste anglais en pr�lude � l'inauguration, en septembre 2004, de son monument en bronze comm�morant la Bataille d'Angleterre, qui se trouvera sur le quai de la Tamise � c�t� du Big Ben � Londres.
 

 

PAUL DAY 

N� en Angleterre en 1967, form� au sein de diverses �coles d'art o� l'on tentait d'inculquer un nouveau formalisme contemporain, Paul Day �chappe � ces contraintes acad�miques en explorant tr�s t�t ses propres champs culturels : d�s l'origine l'architecture et la ville. Rescap� d'une g�n�ration durant laquelle les enseignants se flattaient d'encourager l'amn�sie culturelle vis � vis de l'histoire de l'art, Paul Day se forge en antidote son propre univers de r�f�rence ; il �tudie les Anciens (Breughel, Donatello ou Rembrandt) et les Modernes (Dix ou Boccioni). Dans son propre pays, il appr�cie l'oeuvre de Stanley Spencer qui incarne une vision mystique de la modernit� et la sculpture d'Epstein, l'ouvre picturale de Anthony Green et celle de Raymond Mason qui transfigure en trois dimensions des sc�nes de la vie urbaine.

R�actualisation et enrichissement s�mantique du bas-relief
D�s 1992, Paul Day s'installe en France - en Bourgogne - et y d�veloppe la pratique de la terre cuite. Utilisant au mieux les ressources et la sensualit� de ce mat�riau - mati�re, grain, couleur - il r�g�n�re un genre tomb� en d�su�tude - le bas-relief - dans lequel il inscrit d'embl�e sa vision des environnements architecturaux et urbains qui le captivent : non pas pour les reproduire mais bien pour r�interpr�ter la dynamique de leurs composantes spatiales et lumineuses. Il appr�hende les lieux avec une complicit� proche d'un concept fondateur du cubisme : l'artiste repr�sente non pas ce qu'il voit mais plut�t ce qu'il conna�t, ce qu'il sait et ce qu'il ressent. Mais Paul Day d�tourne cette strat�gie moderniste de sa vocation initiale - une d�marche tendant vers l'abstraction - en faveur d'un registre de figuration interpr�tative. Il r�invente le lieu qu'il a choisi d'interpr�ter en sublimant ses sp�cificit�s. Pour ce faire il recompose l'ordonnance des pleins et des vides : il d�joue les r�gles m�caniques de la perspective g�om�trique h�rit�es de la Renaissance pour y substituer, avec une d�concertante aisance et une troublante efficacit�, celles d'une perspective affective qui conf�re � l'oeuvre l'empreinte subtile de sa perception multisensorielle. Celle-ci aboutit � une mise en valeur de l'essence m�me du G�nie du Lieu et non pas � son illustration passive ou litt�rale. Cette mutation est accentu�e par le fait m�me que Paul Day a aussi progressivement r�invent� et enrichi la notion m�me de bas-relief. Il l'a �lev� � un niveau d'ordonnancement spatial plus complexe. Il n'offre plus seulement une vision tridimensionnelle frontale car il introduit divers am�nagements spatiaux qui contribuent, comme dans une sc�nographie sophistiqu�e contemporaine, � doser en divers lieux strat�giques de ses compositions des lumi�res naturelles multiples, lat�rales ou z�nithales qui conf�rent � l'espace ainsi revisit� une volupt� s�mantique m�morable. Il conf�re � la lumi�re - ma�tris�e au sein m�me de la mati�re de l'ouvre - un statut in�dit, multipolaire et essentiel quand il s'agit de transcender l'architecture. En fait, l'artiste devient architecte : il n'est pas t�moin du lieu, il s'en accapare, il le recompose, le restructure, il le soumet � sa perception pour finalement mieux en �voquer l'esprit et la logique, le sensualit� ou la puissance, la polyvalence de ses significations. D�s lors il invente, parfois aussi, son propre registre d'architectures et de lieux imaginaires.

L'artiste de l'urbanit�
Ma�trisant d�sormais ce processus in�dit de transmutation sculpturale de l'architecture, Paul Day �largit sa perception de notre milieu b�ti aux dimensions de la ville. Sa d�lectation inn�e pour l'observation quasi ethnographique des usagers anonymes des m�tropoles - sa jouissance � lire et � dessiner, en tous lieux et circonstances, l'infinie vari�t� de leurs visages, de leurs gestes et de leurs comportements quotidiens - l'am�ne � int�grer cette � beaut� insoup�onn�e de la foule citadine � dans ses compositions architecturales et urbaines.
Paul Day r�concilie en une vision globale - polys�mique et sensible, critique et complexe - l'indissociable compl�mentarit� entre cit� et citadins.

Jean Dethier - Centre Pompidou

   
   
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