- Introduction
- La cr�ation de la forteresse bruxelloise
- La d�molition du syst�me defensif
- L'emergence de la ville contemporaine
- Bruxelles au XXe si�cle
- Sc�nographie de l'expo
- Le livre d'Astrid Lelarge
- Infos pratiques


Astrid Lelarge, commissaire 

 

- La d�molition du syst�me defensif

Dans le courant du XVIIIe si�cle, la mobilit� accrue de l'artillerie, le d�veloppement des routes diminu�rent l'importance de la guerre de si�ge et du syst�me d�fensif des villes. Les �changes commerciaux rendaient �galement souhaitable leur disparition. 
Faisant �chos � la conception � naturaliste � de la ville pr�n�e par les intellectuels du si�cle, de nombreuses cit�s tentaient d'en att�nuer l'impact. Elles diminuaient la hauteur des murs d'enceinte et am�nageaient des promenades sur le chemin couvert des fortifications. Le processus de d�molition fut long et laborieux � Bruxelles.

En 1782, l'empereur autrichien Joseph II ordonna le d�mant�lement de la quasi totalit� des places fortes des Pays-Bas, dont Bruxelles, et la r�organisation du casernement dans le cadre d'une r�forme du syst�me d�fensif consistant � �tablir la neutralit� du pays. A Bruxelles,  le projet de la d�molition des fortifications ext�rieures fut planifi� par le lieutenant colonel de Hucher. D�sireux de mener une op�ration rentable, mais aussi ardent d�fenseur de l'entreprise priv�e, l'empereur opta pour l'affectation priv�e de la surface ainsi lib�r�e. L'opposition des autorit�s urbaines qui s'en croyaient propri�taires, imposa finalement un partage des terrains entre la ville et les particuliers. M�me si les terrains � b�tir commen�aient � manquer, le gouvernement n'anticipait pas encore l'expansion de l'urbanisation extra-muros. L'empereur souhaitait limiter l'am�nagement public � l'am�lioration des communications pour la circulation des marchandises. Il �largit les sorties menant aux portes dans ce but.
Certaines d'entre elles (les portes de Namur, de Louvain, de Schaerbeek, de
Flandre et d'Anderlecht) furent supprim�es.
Au terme de la p�riode autrichienne, la plupart des ouvrages de fortifications avaient �t� supprim�s � l'est de la ville. Certains persist�rent, essentiellement � l'ouest, parce que leur vente semblait impossible et leur d�molition trop co�teuse.

En 1795, les Pays-Bas �taient annex�s � la jeune R�publique fran�aise. En int�grant un pays en �tat de guerre, il n'�tait plus question d'achever le processus de d�militarisation, Bruxelles servit de d�p�t d'approvisionnement.  Le d�mant�lement des fortifications reprit lorsque le Ier consul, Napol�on, revit le syst�me d�fensif du vaste territoire qu'il gouvernait. Reconnaissant l'absence de d�fense � Bruxelles, il ordonnait la vente et la d�molition des fortifications ext�rieures restantes le 1er vend�miaire an XII.
La R�publique imposait la division administrative entre la ville intra-muros et les villages environnants constitu�s en communes autonomes. � dater de cette disposition, la municipalit� ne cessa pas de r�clamer l'annexion des communes p�riph�riques et de d�velopper un ambitieux projet de ville afin de restaurer Bruxelles dans sa splendeur d'autrefois.
Les autorit�s locales r�clamaient la construction d'un canal de Charleroi � Bruxelles et une nouvelle sortie mettant en contact la rue de Laeken et la route d'Anvers. La porte Napol�on fut r�alis�e en 1807 d'apr�s les plans de l'architecte Payen. Le canal que l'on esp�rait pouvoir financer par des capitaux priv�s ne se r�alisa pas.
La municipalit� exprimait encore la volont� d'assainir et d'embellir la ville. Elle r�clamait la d�molition du rempart � insalubre � entre la porte Napol�on et la porte de Laeken, remplac� par une barri�re fiscale et l'am�nagement d'une promenade.
Par ordonnance du 19 mai 1810, l'empereur fran�ais ordonnait la d�molition de la seconde enceinte. Il pr�conisait la construction de boulevards de promenade et d'une barri�re fiscale, la barri�re de l'octroi, sur son trac�.
Les difficult�s croissantes de l'empire, la n�cessit� de financer la guerre, ne permirent cependant pas � Bruxelles d'entreprendre les travaux.

 
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