Cinecitt�
Dans � Cinecitt� �, Thierry Debroux raconte l'histoire
vraie d'Henri, son grand-p�re, marchand de sable entre La Sambre et
la Meuse, qui abandonna femme et enfants pour tenter une carri�re
d'acteur � Paris.
En qu�te de c�l�brit�, il coupe les ponts avec sa famille qui
reste sans nouvelles de lui pendant cinquante ans jusqu'au jour o�
son petit-fils part � sa rencontre dans un quartier populaire
romain. La vie, le destin sont parfois des �crivains
extraordinaires. Thierry Debroux transmet avec
� Cinecitt� � l'�motion qui l'envahit dans ce petit appartement
� Rome.
Ces deux �tres ont partag� sans le savoir le m�me r�ve : devenir
une vedette de cin�ma. L'un est � la fin de sa vie et n'a rien r�ussi,
l'autre commence, boulevers� par l'image de ce vieil homme qui a
travers�, mais comme figurant seulement, les grands films fran�ais
des ann�es trente et quarante.
� Cinecitt� � r�v�le Henri dans les derniers jours de sa vie en
�quilibre entre l'ombre et la lumi�re. Cette rencontre constitue
pour lui l'ultime occasion de se laisser aller aux confessions et
par-l� m�me, de faire de cette vie qu'il consid�re rat�e, une oeuvre.
Avec Jean-Claude Derudder, Anne Marev, Maxime Donnay, Rapha�lle
Hanchar et Sophie Thom�
Mise en sc�ne : Thierry Debroux
Sc�nographie : Olivier Waterkeym
Lumi�res : Zvonock
Coproduction Th��tre Au Lieu et Th��tre de la Vie
Tout
est mouvement - R�veries de 7 �l�phants
Bertolt Brecht par le Th��tre de la Vie
Annonc� comme � work in progress �, ce projet Brecht a connu
quinze rencontres passionnantes avec le public en mai 2005. La
reprise actuelle est une forme remodel�e de la version
pr�c�dente.
Quand on demanda � Monsieur K. quel animal il estimait entre tous,
il nomma l��l�phant et justifia cela ainsi : l��l�phant
allie la ruse � la force. Il ne s�agit pas de cette pauvre ruse
qui suffit pour �chapper � une poursuite ou se procurer de quoi
manger sans se faire remarquer, mais de la ruse qui met la force �
disposition pour de grandes entreprises. Il est bon ami comme il est
bon ennemi. Tr�s grand et lourd, il est cependant aussi tr�s
rapide. Sa trompe am�ne � son �norme corps m�me les plus petites
nourritures. Ses oreilles sont mobiles : il n�entend que ce qui
lui convient. Il vit aussi tr�s vieux. Il est �galement sociable,
et pas seulement avec ses semblables. Il est partout aim� autant
que craint. Un certain c�t� comique fait qu�il peut m�me �tre
v�n�r�. Il a une peau �paisse, les couteaux s�y brisent ; mais
son c�ur est tendre. Il peut devenir triste. Il peut se mettre en
col�re. Il aime danser. Il meurt au plus �pais du bois. Il aime
les enfants et d�autres petits animaux. Il est gris et n�attire
l�attention que par sa masse. Il n�est pas comestible. Il est
capable de bien travailler. Il aime boire et devient gai. Il fait
quelque chose pour l�art : il fournit l�ivoire.
� Histoires de Monsieur Keuner �, Bertolt Brecht
En 1955, � New-York, dans un petit th��tre � off Broadway � �
peine plus grand que le Th��tre de la Vie, est pr�sent�
L�Op�ra de Quat�sous de Bertolt Brecht. Parmi les spectateurs,
se trouve un homme qui ignore encore combien cette soir�e
influencera son parcours th��tral. C�est l�histoire d�un
choc : entre Herbert Rolland et l��uvre de Brecht.
50 ans plus tard, cet homme de th��tre qui n�a cess� de faire
de Brecht la base de toute sa r�flexion sc�nique et philosophique,
d�cide de rassembler sept praticiens du th��tre, belges et
allemands, autour de la question : � Que peut encore nous dire
Brecht aujourd�hui ? �
Tout est mouvement n�est pas une mise en sc�ne d�une pi�ce de
Brecht mais se veut plut�t une approche du grand homme et de sa r�flexion
portant sur le rapport entre l�acte th��tral et le monde social.
On y retrouve l��crivain dans toutes ses dimensions : politique,
bien s�r, mais aussi po�tique, humoristique, voire �rotique.
Une premi�re � esquisse � du projet fut pr�sent�e au printemps
dernier sous la forme d�un parcours en trois temps : sans artifice
ni d�cor, les acteurs prenaient possession de l�Atelier th��tre
de la vie qui devenait un lieu multiple ; l�espace investi
devenait sujet � questionnement quant � l�ensemble de ses
possibilit�s sc�niques.
Du plus spectaculaire au plus intime, chaque p�riple offrait son
propre registre de repr�sentation et permettait ainsi un rapport
diff�rent entre acteurs et spectateurs.
Il s�agit maintenant de continuer le travail en cours, nourri de
cette premi�re rencontre avec le public. Le voyage vers Brecht se
poursuit et s�affirme dans un lieu unique, qui est la salle de
spectacle du th��tre, et �pouse la dynamique du cabaret. Un feu
d�artifice haut en couleur et en verbe assur� par des acteurs aux
talents multiples; tous ont la m�me intention : partager avec le
public la joie, le plaisir intellectuel et sensuel qui se sont r�v�l�s
lors de cette grande travers�e vers Brecht.
Ils utilisent � avec d�lectation � l�humour d�vastateur de
celui qui a toujours affirm� le plaisir fondamental de cet art du
divertissement qu�est le th��tre.
Dans l�art, les �tres humains jouissent de la vie.
Le plaisir fortifie la volont� de vie.
Bertolt Brecht
" Aujourd�hui, � l�Atelier th��tre de la vie, Rolland
remet le couvert d�un spectacle aux allures de buffet textuel.
Tous les recoins du b�timent vont vibrer au rythme des mots de
Brecht (1898-1956), lui qui aimait tant voir les id�es sautiller
comme sur des ressorts, sans repos, ni platitude. (...) En sc�ne,
sept acteurs m�leront les origines et les �ges. Rolland empoignera
son accord�on, Christian Crahay (qui avait jou� les irr�sistibles
� Dialogues d�exil�s �) jouera des percussions et Nino Sandow,
grand com�dien du Berliner Ensemble, assurera le piano. Un chouette
orchestre, qui partagera le crachoir avec les jeunes Isabelle W�ry,
Jean-Fran�ois Politzer, Claudia G�bler et Anik Rolland. Avec
ceux-l�, Brecht n�est pas encore couch�. " Le Soir,
Laurent Ancion
" C�est � cause de Brecht que Herbert Rolland, dont les
parents avaient �migr� aux Etats-Unis, a d�cid� de revenir en
Europe. Le matin m�me de son embarquement dans le navire qui le
ramenait dans son pays d�origine, tombait la nouvelle de la mort
du dramaturge allemand. Ainsi va la vie : � Tout est mouvement �,
� l�instar du titre de la nouvelle cr�ation du Th��tre de la
Vie, un spectacle hors de l�ordinaire con�u par sept artistes qui
s��taient rencontr�s autour de la figure de Brecht en d�cembre
2003. " La Libre Belgique, Philip Tirard
Conception Claudia G�bler / Herbert Rolland
Avec Christian Crahay, Claudia G�bler, Jean-Fran�ois Politzer,
Anik Rolland, Herbert Rolland, Nino Sandow, Isabelle W�ry
Conception musicale Nino Sandow,
en collaboration avec Katja Rixen
Dispositif sc�nique Bernard Tirtiaux
Dramaturgie Claudia G�bler
Eclairages Herbert Rolland
Film Christiane Hommelsheim
Mise en sc�ne Herbert Rolland,
assist� de Anik Rolland
16/11>4/12 � 20h30
sauf les mercredis � 19h30, les dimanches � 17h
rel�che les lundis et mardis
�
quelques pas d'elle de et par Mich�le Nguyen
Spectacle coproduit par le Th��tre de la Vie
CR�ATION en Belgique
" Ce que je voudrais, c�est vous parler d�une musique.
Une certaine musique. Une musique que j�ai entendue l�-bas. Une
musique que j�ai d�abord subie, ex�cr�e, rejet�e, et que peu
� peu, sans vraiment m�en rendre compte, j�ai appris � �couter,
� savourer dans la moindre de ses inflexions, la moindre de ses
intonations, et, que m�me, je me suis surprise � attendre comme
une voix aim�e. Cette musique-l�, elle d�bute � l�aube.
Elle commence par un silence si fort qu�il finit par vous r�veiller.
� quelques pas d�elle est un voyage entre une fille et son p�re.
Entre une femme et la terre de son p�re. Le Vietnam. " Mich�le
Nguyen
Dernier spectacle de Mich�le Nguyen, � quelques pas d�elle est
l�aboutissement d�un long processus d��criture bas� sur la
musicalit� de la parole, ainsi que le fruit de deux voyages effectu�s
au Vietnam ; tous deux color�s par une m�me qu�te : celle de
l�identit�.
Identit� qui se d�voile au fur et � mesure que les rencontres se
tissent, que les secrets s�effeuillent : une sorte d�odyss�e
comprenant diff�rents voyages � l�int�rieur desquels r�alit�
historique et affective se m�lent et se r�pondent.
Emerveill�e par l�impact que pouvait avoir un son sur la
visualisation et l�imaginaire, Mich�le Nguyen joint � ses mots
la mati�re sonore r�colt�e au Vietnam, non pas dans un souci
d�illustration mais bien dans un d�sir d�unit�, une aspiration
� faire �clore de ces univers sonores une musique : celle du
quotidien.
Comme pour assembler tous les �l�ments du grand � puzzle des
origines �, la com�dienne s�empare de certains mouvements de
danse traditionnelle vietnamienne qui enluminent, rythment et
donnent chair � sa gestuelle.
Une multiplicit� des langues et des langages se c�toient pour un
th��tre rythmique et physique ; une mise en son, en voix, en corps
et en sc�ne qui tente de d�crire un voyage de l�ouest �
l�est, du plus superficiel au plus intime, du plus r�volt� au
plus apais�, du plus limpide au plus complexe. Un voyage qui fait
son chemin entre la mort et la vie. Entre une fille et son p�re.
Peut-�tre tout simplement un voyage d�amour.
Ecriture et interpr�tation Mich�le Nguyen
Mise en sc�ne Alberto Garcia Sanchez
Cours de danse Ngo Thi Thanh Huong
Prise de son Didier Melon, Mich�le Nguyen
Conception sonore Marc Doutrepont
Cr�ation lumi�res Nathalie Borl�e
Costumes Orph�e
Spectacle cr�� � la Sc�ne Nationale de Poitiers en janvier 2005.
3
Rendez-vous avec Nicole Dumez :
Nicole Dumez a co-fond� le Th��tre de la
Vie. Depuis quelques ann�es, elle a choisi de vivre l�aventure du
spectacle solo, avec une pr�dilection pour les r�cits de vies, les
l�gendes de tous temps, qu�elle �crit et qu�elle a pr�sent�s
en Belgique, France, Ukraine, Maroc, Rwanda, R.D. Congo. Elle
revient avec trois spectacles dont une nouvelle cr�ation.
7>11/12
� 20h30 sauf le dimanche � 17h
Rue
des fleuristes - Cr�ation - Sc�nes de Vies
Coproduction avec le Th��tre de la Vie CR�ATION
Rue des Fleuristes, c�est l� que j�habite maintenant. Au c�ur
des Marolles mais plut�t vers le bas. L��picier du coin m�a
tout de suite rep�r�e : � �Ah ! Madame, vous �tes nouvelle
dans l�quartch� ? �Oui �Ah, c�est bien �. �a m�a fait
plaisir et j�ai pens� : c�est le d�but de mon int�gration.
(Extrait)
Ici, le monde peut faire ce qu�il veut, la Vie est l�, rigolante
et d�goulinante jusqu�au caniveau. Ici la vie est stable � tout
jamais, comme un talon aiguille sur les pav�s de la place du
March�. Ici, la vie pousse comme un brin d�herbe en plein hiver
entre deux tranches de b�ton �clat�.
Et pendant ce temps, de la fen�tre du neuvi�me �tage d�un
immeuble qui a grandi comme un pissenlit sur un tas d�immondices,
on entend la voix d�un Tino Rossi de l�an 2000 chanter �
tue-t�te : � Je t�aime, je t�aimeu, je t�aiaiaimeuuu ! �...
Ecriture et Jeu Nicole Dumez
Cr�ation lumi�res Herbert Rolland
Amour
Amore
Librement inspir� de l�gendes d�amour fou
Coproduction avec le Th��tre de la Vie - CR�ATION
Les l�gendes, du fond des si�cles, savent tout de la vie, de la
mort, de l�amour. Et nous, qu�en savons-nous ?
Nous sommes des jongleurs sur le fil de nos r�ves, tant�t auguste
au nez rouge, tant�t clown blanc. Les lumi�res de nos feux
d�artifices nous parviennent � travers les fissures de
nous-m�mes, parfois nous �clairent, parfois nous �blouissent...
Et c�est bien ainsi.
Renelde est all�e au ch�teau, la chemise d�orties serr�e sur sa
poitrine. Dans les fils d�orties tiss�s serr�s, il restait comme
une odeur de lait, froid. Trois jours plus tard, le cort�ge des
noces et le cort�ge d�enterrement se sont crois�s sur le chemin.
Les cloches des �glises sonnaient � tour de bras. Et l�on ne
savait pas lesquelles carillonnaient, lesquelles sonnaient le glas.
(Extrait)
Ecriture et Jeu Nicole Dumez
Cr�ation lumi�res Herbert Rolland
Les h�ros de ces histoires n�ont pas d�Histoire. Ils sont les
h�ros du quotidien et ils l�ignorent. Ils vivent, ils respirent,
ils travaillent, ils mangent, ils attendent. Quoi ? Qu�un petit
bonheur passe sous leur fen�tre avant de mourir.
S�ils ont commis des actes h�ro�ques, ils ont oubli� au fond
d�une bo�te en fer blanc la m�daille qui les a remerci�s.
S�ils en parlent, c�est un soir de ducasse, de communion ou de
mariage, au milieu des blagues pour rire, comme si leur vie �tait
aussi une blague, entre le p�tit verre de pinard et
l�interminable bistouille pour la route.
C��tait il y a presque longtemps, hier on disait encore que
c��tait hier.
" L�intimiste monologue enfile les histoires sur un cordon
fr�le et tendre (....). Le tout est port� par une �criture
d�licate et pr�cise, que Nicole Dumez v�t d�un jeu tout en
finesse, de bouff�es d�accent picard, d��tincelles
d�enfance." La Libre Belgique, Marie Baudet
Ecriture et Jeu Nicole Dumez
Cr�ation lumi�res Herbert Rolland
10>21/1
� 20h30
sauf les mercredis � 19h30 - rel�che les dimanches et lundis
M�lite
de Pierre Corneille par L�Atelier Corneille
Spectacle coproduit par le Th��tre de la Vie - Reprise
En mati�re d�amour je suis fort in�gal
J�en �cris assez bien et le fais assez mal
J�ai la plume f�conde et la bouche st�rile
Bon galant au th��tre et fort mauvais en ville. (Extrait)
C�est sur ces confidences teint�es d�ironie et de r�signation
que Corneille �crit M�lite, sa premi�re pi�ce. Alors �g� de 19
ans et en proie aux recherches amoureuses, l�auteur livre ici une
�uvre qui oscille adroitement entre la com�die � par ses
rebondissements �, et la trag�die � par ses personnages en
perte et en qu�te de rep�res, expos�s � la haine de l�autre,
� la folie ou au suicide...
Eraste, qui qualifie son amour de mal incurable, pr�sente l��lue
de son c�ur � M�lite � � son ami Tircis... C�est ainsi que
la pi�ce commence : une rencontre pr�sum�e anodine qui fera
pourtant basculer tous les protagonistes dans un paysage en eaux
troubles : celui de la duperie, du chass�-crois� amoureux, et du
d�chirement.
L�Atelier Corneille choisit d�investir cette pi�ce avec la
volont� de chercher une articulation entre un th��tre dit �
classique � et une �criture d�finie comme contemporaine. La mise
en sc�ne de M�lite propos�e par Jean-Fran�ois Politzer fait se
joindre � l�hier � � � l�aujourd�hui �, le � mythe � �
la � quotidiennet� � gr�ce � un choix esth�tique minimaliste :
la sc�nographie �voque plut�t qu�elle ne d�montre, le
spectateur, par son rapport de proximit�, se lie intimement �
l�action ; les alexandrins glissent de la bouche des com�diens
comme une deuxi�me langue apprise : la parole est directe, brutale
et na�t � l�instant.
L�intemporalit� de cette mise en sc�ne de M�lite se perp�tue
gr�ce � l�apparition d�un personnage invent� par L�Atelier
Corneille : le Ma�tre des C�r�monies. Appartenant � tous les
temps de la repr�sentation, celui-ci s�amuse � (co)ordonner la
succession des �v�nements et devient l�interm�diaire
privil�gi� entre spectateurs et acteurs.
" V�ritable enchanteur, il guide � merveille le public
dans ce formidable coup d�essai d�un Corneille qui ne se soucie
encore d�aucune r�gle : une immersion � l�int�rieur des corps
et des �mes de ces personnages en pleine errance dans la sph�re
labyrinthique de l�amour...
M�lite effeuille les �mes. Et son metteur en sc�ne Jean-Fran�ois
Politzer en parall�le all�ge les corps � mesure que les
sentiments, d�abord masqu�s, se mettent � nu. (...) Les
com�diens portent avec gr�ce les alexandrins, dans un dispositif
sc�nique d�pouill�, en carr�, jouant de la proximit�.
" La Libre Belgique, Marie Baudet
Mise en sc�ne Jean-Fran�ois Politzer
assist� de Catherine Couchard
Avec Rachid Benbouchta, Annette Brodkom, Enea Davia,
Christophe Herrada, Phil Kaiser, Isabelle Renzetti,
Dominique Rongvaux, Sandrine Versele
Sc�nographie Juliette Baudoin
Composition musicale Daphn� D�Heur
R�gie Pascal Simon
Barbara
d'Alcantara - Concert-spectacle
" Ces chansons sont des navires que je n�ai pas construits
moi-m�me. Je suis mont�e � bord de ces bateaux de paroles, de
musique et de mots. J�ai fait miennes des phrases qui r�sonnaient
dans mon �me voyageuse pour d�barquer dans le port de vos oreilles
et vous chuchoter les secrets de la mer. " Barbara
d�Alcantara
Danseuse de formation, Barbara d�Alcantara s��prend de l�art
de chanter � force de hasards et d�amiti�s. Sa voix cristalline
s�duit Julos Beaucarne avec qui elle partage de nombreux spectacles
dont � Chansons d�amour � accueilli � l�Atelier th��tre de
la vie au cours de la saison pr�c�dente.
Sinc�rit� et justesse sont les ma�tres mots de son premier
spectacle solo dans lequel se c�toient diff�rents textes choisis
dans les r�pertoires de Dani�le Messia, Anne Sylvestre, Marc
Chabot, Richard Seguin, Julos Beaucarne, G�rard Delahaye, Andr�e
Simons et Melaine Favennec dont quelques in�dits, �crits pour
Barbara, sign�s Ariane de Bi�vres, Laurence Khan, Julos Beaucarne
et Philippe Bruno.
Un grand souffle de f�minit� parcourt ce spectacle mis en sc�ne
par Muriel Clairembourg ; les chansons s�articulent et
s�harmonisent librement entre elles et cr�ent un flux : une
petite trombe de mots qui s��panche affectueusement dans les
oreilles de chaque spectateur.
Percussions, fl�te et guitare rythment la voix m�lodieuse et
limpide de Barbara d�Alcantara, accompagn�e pour l�occasion par
deux musiciens : Patrick de Schuyter (Soledad, Julos Beaucarne, Trio
Torres) et Ariane de Bi�vres (Julos Beaucarne, William Sheller).
Un savoureux cocktail de chansons et de musique acoustique pour un
spectacle aux contours d�licats : une petite bulle d�eau que
l�on boit � la source !
Chant Barbara d�Alcantara
Percussions et fl�tes Ariane de Bi�vres
Guitare Patrick de Schuyter
Mise en sc�ne Muriel Clairembourg www.barbaradalcantara.be
28/2>7/3
� 20h30
sauf le mercredi � 19h30 - rel�che le dimanche
Les
Crois�s - Th��tre Agora
" Vous �tes les invit�s d�une repr�sentation th��trale
jou�e au b�n�fice de l�hospice Sainte-Jeanne, �tablissement
o� sont accueillis et soign�s les hommes qui se sont battus au nom
de Dieu. Ce � canevas th��tral �, je l�ai imagin� avec les
acteurs. Ce que nous n�avons pas eu � imaginer, ce sont les faits
: d�innombrables exemples, du pass� et d�aujourd�hui,
existent, dans le monde politique, dans le monde �conomique et au
sein de l�Eglise. Nous les avons d�busqu�s et plac�s en lieu
s�r. Nous leur demandons des explications. Nous les pla�ons sur
sc�ne. Nous les exhibons. Nous les mettons � nu. Nous jouons avec
eux. Et vous, estim�s spectateurs, nous vous invitons � jouer avec
nous (...). Et si, � la fin de la repr�sentation, vous
applaudissez, n�applaudissez pas l�action de M�re Zara, des s�urs
et des patients mais les joueurs qui ont jou� ce jeu en votre
compagnie. "
Marcel Cremer, extrait du �Discours au spectateur �
Derni�re cr�ation du Th��tre Agora, Les Crois�s est un
spectacle tragi-comique qui prend la forme d�une grande soir�e de
soutien visant au bon maintien de l�hospice Sainte-Jeanne, dirig�
par M�re Zara.
Afin de r�unir les fonds n�cessaires � la recherche
th�rapeutique, M�re Zara, ses deux infirmi�res et six de leurs
patients parcourent le pays pour y livrer une campagne
d�information se r�f�rant � la vie � l�hospice et aux
traitements pratiqu�s.
Chants et musique instrumentale colorent et ponctuent cette mise en
sc�ne orchestr�e par M�re Zara qui a pour objectif de lib�rer
les mutil�s de guerre de leurs traumatismes, afin de leur permettre
de participer � d�autres croisades.
Avec ce spectacle, le Th��tre Agora propose un � r�glement de
compte th��tral � avec les croisades du pass� et en questionne
l�actualit�... ou comment, en faisant r�f�rence � la foi,
certains dirigeants politiques mettent en route leur machinerie de
guerre, au nom de la lutte du Bien contre le Mal...
Durant quatre-vingts minutes les spectateurs ont �t� expos�s �
de constants revirements d�impressions et de sentiments. Du rire
franc au rire �touff�, en passant par les larmes, ce spectacle
offre une multitude de sens qui, dans un rythme effr�n�, happent
le spectateur sans rel�che. Ce n�est qu�� la fin du spectacle,
apr�s s��tre livr� spontan�ment � d�enthousiastes
applaudissements, que le spectateur peut enfin reprendre appui sur
ses jambes et s�abandonner aux nombreuses r�flexions �mergentes.
Grenz Echo, J�rgen Heck
Avec Sascha Bauer, Zo� Kovacs, Eno Krojanker,
Kurt Pothen, Andreas Schmid, Dirk Schwantes,
Viola Streicher, Mathias Weiland, Katja Wiefel
R�gie Pascal Szmida
Musique Gerd Oly
Film Christiane Hommelsheim
Fond de sc�ne Pierre Doome
Costumes Emilie Cottam
Armes et casques Frank Keutgen
Mise en sc�ne Marcel Cremer,
assist� de Claudia G�bler www.agora-theater.net
" Claude Nougaro, Po�te
Avouez qu�apr�s un silence blanc,
Vous commencez � rire doucement, � rire rose comme la ville. Po�te
est une profession qui pr�te, soit aux sadorniques sarcasmes, soit
aux lauriers de patronnage.
D�ailleurs, un musicien compose, un sculpteur sculpte, un peintre
peint... et un po�te ? O� est le verbe ? Un po�te, que fait-il
quand il �crit ?
Il � Po�t-re �, peut-�tre. Ouais, peut-�tre avec ce verbe
incongru � Po�t-re �, Peau-�tre, �tre, �tre en pleine peau, �tre
tatou� dans la peau animale des mots.
Je me pr�sente, Claude Nougaro, baroque troubadour, mes vers
m�ont d�vor� bien avant que je meure. "
� L�ivre d�images � de Claude Nougaro (extrait)
Isabelle W�ry, la bien nomm�e f�e th��tralo-charnelle,
s�approprie une vingtaine de textes de Claude Nougaro pour cr�er
son dernier spectacle : une invitation � plonger avec elle, t�te
premi�re, dans l��uvre de ce � Petit taureau �.
Au commencement, le noir total. Une voix perce l�obscurit�, celle
de Nougaro :
Dans le d�sert du papier blanc
Des vieux chameaux de mots naviguent,
Croisant parfois les ossements
D�un po�me mort de fatigue,
J�ai soif...
Les mots du po�te roulent en cascade dans les oreilles de chaque
spectateur et se d�versent en pluie, comme une douche chaude, pour
enfin prendre l�espace et cogner contre les murs du th��tre...
� Splaouch � !
Place � Isabelle W�ry, �voluant dans un espace aux lumi�res
chaudes et enveloppantes : reflets d�ombre, de rouge ou de bleu se
c�toient et dialoguent avec les sons livr�s en direct par Marc
Doutrepont.
Les sons harponnent les mots au passage, avec, au centre, une
Isabelle W�ry qui s�amuse et s��tonne de tout. Elle n�h�site
pas � se frotter � la virilit� d�un Nougaro s�ducteur et
voluptueux, se d�lectant, avec une distance toute f�minine � et
non sans humour � de chansons telles que � Don Juan � ou �
Sensuel �.
"C�est un r�el hommage � la vie, ce monsieur !"
Isabelle W�ry
Chant et Jeu : Isabelle W�ry
Conception sonore : Marc Doutrepont
Mise en sc�ne : Herbert Rolland